
Pour le premier épisode, c’est un évènement plein de drama de la mythologie antique qui retient notre regard. La toile est immense, même comparée aux grands tableaux du 18e siècle qui l’entourent. L’architecture du musée a été imaginée en fonction de ces grands chefs d’œuvre, aussi grandioses qu’étonnants si l’on en observe les détails.
Décor somptueux pour drame antique
L’enlèvement de Proserpine est un grand succès du peintre français Joseph-Marie Vien, rentré de Rome quelques années plus tôt. Il obtient l’honneur ultime : il est choisi par le roi Louis XV avec 3 autres artistes pour réaliser des cartons de tapisserie. Tissé à 8 reprises par la manufacture des Gobelins, c’est une réussite et son tableau est l’un des plus appréciés.

Amour… mais pas tout de suite
Le tableau est construit en diagonale. D’un côté, le soleil brille et les petits oiseaux chantent, c’est le printemps et la déesse Proserpine offre des fleurs à la statue de sa mère Cérès, la déesse des moissons. Cependant, de l’autre côté de la toile, l’Etna gronde et Pluton débarque sur ses chevaux noirs.

Mythologie et scandales
C’est tout l’intérêt de ce style de tableau : en regardant de près, on découvre des détails qui changent complètement notre première impression de l’œuvre. Les récits mythologiques sont une source inépuisable d’histoires divines souvent en écho avec celles des humains, et c’est sûrement ce qui a fait leur succès à travers les époques.

Joseph-Marie Vien (1716-1809), Proserpine ornant la statue de Cérès avec des fleurs qu’elle et ses compagnes viennent de cueillir ; Pluton en devient amoureux dit aussi L’enlèvement de Proserpine ou Le sacrifice à Cérès, 1757, huile sur toile, 3,20×3,20m.
Musée de Grenoble
Ouvert tous les jours de 10h à 18h30, sauf le mardi
5 Place Lavalette, 38000 Grenoble – 04.76.63.44.44.
Une série proposée en collaboration avec le Musée de Grenoble
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