Dernière frontière : odyssée théâtrale et féminine au TMG – Grand Théâtre

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Un récit d’aventure qui pousse aux confins du monde ; un personnage féminin complexe qui décide de tout quitter pour pêcher en Alaska. La pièce “Dernière frontière” arrive au TMG – Grand Théâtre jeudi 26 mars, portée par une troupe entièrement féminine.

Un récit d’aventure qui fleure bon les embruns et les confins du monde. Un récit, en outre, porté par un personnage féminin complexe et attachant. Le tout adapté à la scène par une troupe 100 % féminine. Sur le papier, on est déjà charmées par “Dernière frontière”, programmé jeudi 26 mars au Grand Théâtre, parce que bien sûr, on aime les récits épiques qui font vibrer tout en montrant des femmes qui en veulent. On interroge donc Lucie Rébéré, metteuse en scène de cette pièce centrée sur Lili. Laquelle quitte tout pour partir pêcher en Alaska. Pour tester ses limites ? Se mesurer aux éléments ? Se prouver qu’elle peut s’imposer dans un monde d’hommes ?

Une héroïne hors normes

“Dernière frontière” est l’adaptation du roman auto-fictionnel de Catherine Poulain, “Le Grand Marin”. Pourquoi ce choix de porter ce livre, sorti en 2016, à la scène ? « Ce roman, je l’ai dévoré. Son héroïne, ou anti-héroïne, m’a fascinée. Une femme qui a franchi des frontières à ce point-là, je trouvais ça magnifique », se passionne la metteuse en scène. Et comme le théâtre de la compagnie La Maison est avant tout physique, porté par le souffle et l’énergie sans faille de ses comédiennes, cette histoire de pêche en Alaska, qui paraîtrait difficile à mettre en scène à d’autres, coche toutes les cases.

« L’autrice a vraiment une voix singulière. On entend sa poésie sur scène »

Lucie Rébéré, metteuse en scène de cette pièce centrée sur Lili.

Le vrai souffle de l’aventure

« J’ai l’impression d’y être à nouveau. » Celle qui dit ça, c’est Catherine Poulain, qui s’est inspirée de ses dix ans passés en Alaska pour construire Lili dans Le Grand Marin. Magnifique validation pour la compagnie La Maison. Mais comment s’y sont-elles prises pour rendre aussi palpable la vie sur un bateau ? « J’ai travaillé avec ma complice Amandine Livet avec qui je fais toutes mes créations. J’ai une scénographe très ingénieuse ! Par exemple, on a eu l’idée de pêcher dans les cintres [partie haute de la scène qui soutient les projecteurs, ndlr]. » D’où de magiques jeux de lumières sur ces lignes de pêche qui sillonnent le plateau de bas en haut et tanguent au rythme du roulis.

Entre réalisme et poésie

Il y a le combat incroyable de cette femme, surnommée « le moineau », pour se faire une place dans un univers hyper viriliste. Il y a cette dernière frontière (comme on dit aux Etats-Unis pour désigner l’Alaska) qu’on cherche à franchir et, peut-être à dompter. Et puis il y a la poésie d’une langue et d’une mise en scène sensible. « L’autrice a vraiment une voix singulière. On entend sa poésie sur scène », explique Lucie. Cette poésie, on l’apprécie aussi via cette scénographie ingénieuse et ces poissons scintillants, volontairement magiques qui tranchent avec la dureté du quotidien sur le bateau. On croise aussi des personnages truculents, qui apportent de belles respirations au sein de l’âpreté de cette aventure du bout du monde.

Théâtre municipal de Grenoble – Grand Théâtre
4 Rue Hector Berlioz, Grenoble
Billeterie
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  • En tant que journaliste et biographe, j’aime entendre et raconter toutes les histoires. En particulier celles qui concernent les habitants de ma ville d’adoption. Vous en trouverez quelques-unes ici.

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