Première étape : aller prendre l’air à 35 minutes de Grenoble
Ce matin, nous partons au travail avec nos chaussures de randonnée, nos bâtons et l’apéritif de ce soir dans le sac, comme tout bon Grenoblois.
À 17h, ce n’est pas parce que la journée de travail est terminée que la vie l’est aussi ! Au diable le métro-boulot-dodo, nous prenons la direction de la dent de Crolles. Une fois les bouchons derrière nous, nous empruntons les petites routes de campagne où les chênes laissent place aux sapins et où la température devient plus agréable.
Deuxième étape : débrancher son cerveau
La voiture garée au parking du col des Ayes, au-dessus de l’estive du Haut, nous commençons notre ascension par le chemin forestier en direction de la Dent de Crolles. Un panneau nous indique que des troupeaux avec patous peuvent être présents alors prudence ! Ce sont eux les chefs ici, nous, on se contente de les contourner.
Une fois la forêt traversée, nous nous retrouvons dans une prairie en pente où repose tranquillement une ruine. La montagne face à nous nous attend et la vue derrière est déjà magnifique. Petit à petit la Chartreuse se dévoile sous nos yeux, un abreuvoir laisse entendre le bruit de l’eau qui coule, ça y est le travail est bien loin, nous avons déconnecté.
3ème étape : se dépenser pour apprécier l’arrivée
Arrive le début de la boucle qui mène au sommet. Nous empruntons le chemin de droite par le Pas de l’Oeille mais il n’y a pas de sens obligatoire. C’est à partir d’ici que l’ascension devient plus difficile car il faut parfois escalader, mais quel fun !
Le vent souffle dans les sapins, les fleurs de montagne égayent la pente de leurs couleurs vives. Nous sentons que nous ne sommes pas tout seuls et sûrement pas les maîtres des lieux : au détour d’un virage, nous apercevons deux chamois observant l’horizon sur leur rocher en hauteur. Un remake du Roi Lion, façon Alpes françaises.
À une vingtaine de minutes de l’arrivée, le terrain est davantage rocheux avec d’énormes blocs de pierre que tantôt nous slalomons tantôt nous escaladons. Puis après 1h30 d’ascension, d’un coup d’un seul le paysage panoramique se dévoile sous nos yeux. C’est magnifique. À notre droite Grenoble qui semble toute petite, à notre gauche la Chartreuse si verte et sauvage, et face à nous la chaîne de montagnes dominée par l’imposant Mont Blanc.
Deux randonneurs aux sacs plus gros qu’eux nous saluent, en pleine observation silencieuse de chamois. C’est calme, c’est doux et à la fois grandiose.
Quatrième étape : le réconfort (avec une petite doudoune quand même !)
Ici le vent souffle alors nous nous abritons dans un petit cercle de pierre pour observer le coucher du Soleil sur les montagnes, un morceau de bleu du Vercors dans une main, un kombucha dans l’autre. Est-ce que nous nous rendons compte de la chance que nous avons de vivre dans un pays aux paysages semblables ?
Nous ramassons toutes nos affaires pour bien sûr ne laisser aucune trace de notre passage et installons nos frontales pour la descente. Nous faisons le choix d’emprunter le même chemin qu’à l’aller mais faire la boucle est aussi possible. La descente est tout aussi belle que la montée, le ciel rosé laissant lentement place à la nuit qui s’installe.
Une heure après nous voilà de retour à la voiture, le sourire aux lèvres et le corps empli d’une bonne fatigue. Il est cette fois-ci temps d’aller se coucher et parole de scout, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas aussi bien dormi !
Article rédigé par Maëva Bridonneau