Belledonne, le Vercors ou encore la Chartreuse sont autant de massifs somptueux qui forment un panorama à couper le souffle depuis les rues de Grenoble. Nous avons décidé aujourd’hui de faire un tour à pied afin de prendre l’air et par la même occasion d’en prendre plein les yeux.
Un parcours parmi tant d'autres
Notre point de départ se situe sur les quais de l’Isère. Après être descendus à l’arrêt de tram « Hôpital couple enfant » situé sur le pont de l’Ile verte, nous décidons de nous embarquer sur le bout de sentier en contrebas, direction le centre-ville. Mais avant ça, nous nous laissons éblouir par ce premier point de vue.
L’hiver a beau avoir dénudé les arbres et terni les couleurs, la Chartreuse est toujours aussi impressionnante. On peut apercevoir le fort de la Bastille et ses remparts, mais également des vignes, chose plutôt rare en ville. Elles sont exploitées et gérées par le restaurant qui possède une des plus belles vues de Grenoble, le Père Gras.
Nous continuons notre balade en empruntant le kilomètre de sentier séparant l’arrêt de tram du pont de Chartreuse, où nous croisons promeneurs et autres coureurs.
Au bout du sentier, nous tombons sur le parc du Musée de Grenoble. Situé derrière ce dernier, il est non seulement agréable de s’y promener, mais aussi de s’y cultiver. On y trouve plusieurs œuvres d’art, dont fait partie cette sculpture cubique de Gottfried Honegger, un artiste suisse. Installée ici en 1988, elle commémore le Bicentenaire de la Révolution française.
Autour, impossible à cacher, la Chartreuse imposante et le fort de la Bastille nous épient toujours d’un peu plus près. Et en parlant de Bastille, notre prochaine étape concerne la star que l’on retrouve sur la quasi totalité des cartes postales ou autre magnets à l’effigie de notre ville : son téléphérique, les fameuses « bulles ».
Le spectacle du va-et-vient quasi incessant de ces 10 bulles iconiques s’offre aux yeux de tous les passants qui empruntent la non moins connue passerelle Saint-Laurent. Face au bleu-vert de l’Isère qui coule et change perpétuellement de forme au gré du courant, aux couleurs vives et variées des immeubles qui longent les quais et à l’immense massif du Vercors qui pointe un bout de son nez en fond, impossible de rester insensible.
Poursuivons intra muros avec un autre monument de la ville qui n’a plus forcément besoin de présentations, la place Saint-André. Nous nous engouffrons dans ses ruelles alentours à la poursuite des rayons du soleil du matin qui nous mènent tout droit jusqu’à la statue du chevalier Bayard.
Posée sur son piédestal en plein milieu de la place, le regard fixé sur l’ancien tribunal de Grenoble, l’œuvre de Nicolas Raggi traverse les âges sans soucis puisqu’elle a fêté ses 200 ans en 2022. Elle sera sûrement toujours visible pour de nombreuses générations futures.
Et pour finir cette visite touristique, nous vous emmenons vers un point de vue que les cyclistes de chez nous adorent.
Que ce soit dans le sens du centre ville ou bien l’opposé, emprunter le cours Berriat à vélo rime avec « waouh ». La vue sur le massif de Belledonne est particulièrement sublime, on se demande comment les régions plates et dénuées de montagnes font pour se passer d’un tel bonheur pour les yeux. Choisir ce lieu en dernier n’est pas totalement désintéressé, c’est aussi une occasion de plus d’aller boire une boisson chaude au Hono ou bien au Bom.
Que vous découvriez ou redécouvriez ces vues, nous espérons que cet article vous donnera envie d’aller marcher dans notre belle ville de Grenoble, tout en pensant à toujours lever les yeux.