Ici, le chocolat est fabriqué de la fève à la tablette, les chocolats chauds se dégustent fondus à la main, un piano attend qui voudra jouer.
Un salon de thé où l’on se dépose
Tables espacées, mobilier en bois chaleureux, musique jazz en fond sonore. Un canapé, une bibliothèque, un coin enfants discret. La wifi est là, la grande table accueille les groupes. On sent qu’ici, rien ne presse. En ce milieu de semaine, des familles se retrouvent autour d’une fondue chocolatée, des habitués avec leur ordinateur travaillent à la faveur d’une tasse fumante, des voisins sont venus pour le petit-déjeuner. Chacun trouve sa place. Aux beaux jours, la petite terrasse sur la rue piétonne attrape le soleil de fin de matinée tout en restant agréablement fraîche l’été.
À la carte, on trouve des chocolats chauds réalisés à partir de vrai chocolat fondu, les saveurs sont au choix, et du lait végétal est disponible. Pour l’été tout est décliné en version glacée, auxquelles s’ajoutent des citronnades maison et des ice lattes.
Les vraies stars de la maison ? La tartine de Mamie, comme un goûter d’enfance (pain au levain, beurre salé et copeaux de chocolat réalisés devant vous) et la fondue au chocolat, avec fruits frais, chantilly et rubans de crêpes. Des gourmandises régressives qui ressemblent à un dimanche de fête.
L'histoire d'une reconversion guidée par le goût du vrai
Amandine était avocate pénaliste. Son mari, ingénieur. Rien ne les destinait au cacao. En cherchant un fournisseur pour des chocolats personnalisés, elle tombe sur une réalité qui la stupéfie : à peine 0,4 % des artisans fabriquent vraiment leur chocolat à partir des fèves de cacao, le produit brut. Elle décide de faire partie des rares.
« Bean to bar ». Sourcer les fèves, les torréfier lentement, les laisser tourner pendant deux jours sur meules de pierre, puis concher le chocolat. Une fabrication exigeante, sans lécithine de soja, où à partir de 80% de cacao, seuls demeurent deux ingrédients : les fèves et le sucre, rien d’autre.
Amandine a fait le lien avec ce qu’elle connaissait du droit : maîtriser son sujet, de A à Z. Son mari, lui, s’est pris de passion pour la chimie du chocolat et les machines.
Quand le chocolat se raconte
Chez Flamant d’Or, le chocolat ne s’arrête pas au goût. Les tablettes, habillées d’emballages imaginés sur mesure, rendent hommage aux montagnes grenobloises et à leurs lignes douces. Une manière pour Amandine Nasr de faire entrer un peu du territoire dans chaque création.
Cette envie de transmission se retrouve partout dans le lieu. En vitrine, une petite conche miniature permet de comprendre comment la fève devient chocolat. Juste à côté, une roue des saveurs aide les clients à reconnaître les notes aromatiques, du premier goût jusqu’à la longueur en bouche. La dégustation devient échange. On goûte, on pose des questions, on apprend à regarder le chocolat autrement.
Très bientôt, cette dimension sensible et artisanale se prolongera à travers des ateliers autour du « bean to bar », de la torréfaction et de la dégustation, mais aussi avec « La plume et le chocolat », une parenthèse mêlant écriture et cacao.
Chez Flamant d’Or, on vient chercher une gourmandise bien sûr, mais aussi de la chaleur humaine : le chocolat crée du lien autant que du réconfort.
Flamant d’or
22 rue de la Poste, Grenoble
Ouvert du mardi au samedi de 10h30 à 18h30
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