Vivre Grenoble autrement, au rythme des Détours de Babel

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Le festival Détours de Babel revient à Grenoble et en Isère avec les beaux jours. Du 13 mars au 5 avril 2026, ce sont 170 artistes et musiciens et 28 nationalités représentées qui nous font redécouvrir notre ville et ses environs. Et voilà nos quatre bonnes raisons de vous y rendre.

Aux Mondaines, nous ne sommes pas musicologues. Et pourtant, nous apprécions énormément l’exigence de la programmation des Détours de Babel, dont la 16e édition se déroulera du 13 mars au 5 avril 2026 à Grenoble et partout en Isère avec ses 80 rendez-vous dans 34 lieux d’accueil différents. Musiques du monde, jazz et musiques nouvelles sont comme toujours à la fête. Mais c’est sous d’autres angles que nous souhaitons défendre ce bel événement cette année. Voilà nos cinq bonnes raisons de découvrir le festival Détours de Babel en 2026.

Pour vivre une grande odyssée à deux pas de chez soi

Les détours de Babel 2026

Prenez part au voyage grandiose conté par la voix de Charles Berling et la composition musicale de Graciane Finzi, le 19 mars à 20h, à l’Hexagone Scène nationale de Meylan. 

Pour s’immerger dans une véritable expédition, direction l’Hexagone Scène nationale de Meylan le 19 mars. L’Odyssée transantartic fait rêver par le récit épique qu’elle porte. « Le spectacle reconstitue la vie à bord d’un navire pris plus d’un an dans les glaces, au début du siècle dernier, à partir des images et des archives du capitaine. Un important travail de restauration et de création sonore exceptionnelle a été mené. La compositrice Graciane Finzi a élaboré une partition contemporaine qui dialogue avec les images, tandis que la dramaturgie vocale est assurée par la voix off de Charles Berling », résume pour nous Pierre-Henri Frappat, co-directeur du CIMN, organisateur du festival. Autre proposition dont le propos, épique lui aussi, nous plaît fort : Dérive, au Théâtre Prémol le 18 mars. Soit le pendant féminin de l’Odyssée d’Ulysse. Cette fois, ce sont les personnages féminins croisés par le héros grec qui ont la parole. Belle idée.

Pour faire la fête quand revient le printemps à Grenoble

A gauche, la chanteuse Bia Ferreira, figure majeure de la scène engagée brésilienne, à retrouver le 13 mars à 20h pour la soirée d’ouverture des Détours. A droite, Kolinga, qui se produira la 21 mars à l’Espace 600.

Le premier rendez-vous du festival donne toujours le ton. Dixit les organisateurs. Aussi mettent-ils le paquet avec la soirée du 13 mars à la Belle Electrique. Une soirée éminemment festive avec un double plateau. D’abord, le charisme fou de Bia Ferreira, guitariste et chanteuse militante brésilienne capable de capter l’attention d’un large public à elle toute seule. Puis, l’éthio-jazz très énergique d’Arat Kilo qui invite notamment la grande diva malienne Mamani Keita. Ce qui promet du groove, de la puissance vocale et beaucoup de joie. On a noté dans l’agenda également, toujours pour faire la fête, Oasis Boom le 17 mars au Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas. Un duo mi-rock, mi-techno psychédélique qui veut nous faire danser. Et, bien sûr, à ne pas rater : l’hommage à l’immense Cesáriá Évora sur la scène de l’Heure bleue le 20 mars. Les plus grands noms de la musique capverdienne s’associent pour cette renaissance de la diva éternelle disparue il y a 15 ans. Terminons ce tour d’horizon festif avec Kolinga, le 21 mars à l’Espace 600. Son tube « Kongo », en collaboration avec Gaël Faye, lui a apporté une notoriété à la hauteur de son talent. Entre groove et transe, elle nous embarque dans une musique très actuelle et fière de
ses racines africaines.

Pour la soirée d’ouverture, le 13 mars, l’éthio-jazz d’Arat Kilo réchauffera la Belle Electrique de ses compositions groovy et cuivrées.

Pour partager un moment en famille

Rares sont les événements culturels véritablement kids-friendly (et on pourrait étendre cette assertion aux restaurants, bars et autres lieux…). Eh bien, parents, réjouissez-vous. « Chaque samedi du festival, il y a les Babelinos, imaginés pour les familles. Nous organisons même parfois une formule « apprenti spectateur ». C’est-à-dire que nous offrons un goûter et une introduction ludique avant le concert », explique Pierre-Henri Frappat. Très bonne idée pour entrer progressivement dans l’univers du spectacle. Le 3e et dernier Babelino du festival (samedi 4 avril au Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas) accueille même les petits à partir de un an ! Et il y a bien sûr les Brunchs qu’on adore par-dessus tout, qu’ils aient lieu le dimanche au musée dauphinois (le 22 mars) ou au Fort Barraux (le 29 mars). Parfaits en famille, ils permettent de naviguer dans de vastes lieux patrimoniaux qu’on aime redécouvrir sous l’angle de la musique, avec des concerts souvent inédits. On peut s’y restaurer quand on veut. Et, cerise sur le gâteau, les prix sont « au choix » (forfaits jour), comme c’est d’ailleurs le cas pour la plupart des évènements. Une politique tarifaire accessible à saluer.

Pour expérimenter la musique et la ville autrement

Damien Toumi et Mànu Théron, qui composent le Duò Lavoà Lapò, se produiront dimanche 15 mars au Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas.

Le festival nous invite à traverser la ville de haut en bas pendant le week-end des 14-15 mars. Puisque des concerts sont programmés en haut, dans la chapelle Sainte-Marie-d’en-Haut du musée dauphinois. Et d’autres se jouent en bas, dans la chapelle Sainte-Marie-d’en-Bas. Le 15, on a repéré le flutiste touche à tout Arthur Lévy, en haut, à 15h. Ce qui nous laisse le temps de redescendre en flânant légèrement pour assister au concert du virvoltant Duò Lavoà Lapò en bas. On peut aussi y expérimenter d’autres arts, comme la photographie. Grégory Dargent, grand joueur de oud programmé au Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas le 25 mars, est également photographe. L’exposition photos « Soleil d’hiver », qui répond au spectacle du même nom, sera visible à partir du 10 mars dans l’espace du Minimistan dédié à la photo, la galerie des Hautes lumières. L’occasion de redécouvrir ce lieu la tête encore pleine des aventures musicales traversées.

Les Détours de Babel 
Du 13 mars au 5 avril
Programme | Réservations 
+33 (0)9 67 49 51 37

  • En tant que journaliste et biographe, j’aime entendre et raconter toutes les histoires. En particulier celles qui concernent les habitants de ma ville d’adoption. Vous en trouverez quelques-unes ici.

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