Entre ciel et forêt : l’enchantement des Cabanes Là-Haut

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Dans cette époque où le « faire » l’emporte sur l’« être », on vous invite à inverser la tendance et à revenir à l’essentiel. Oubliez votre to-do list, mettez quelques affaires dans un sac à dos et partez au cœur de la nature, Là-Haut, dans les cabanes perchées de La Thuile, en Savoie.

Il est de ces lieux où le temps est suspendu. Où l’on ne sait plus vraiment l’heure qu’il est, ni quel jour on est. Une seule certitude : nous sommes ici, et maintenant. À peine sortie de l’autoroute, notre voiture file à travers les vignes du village de Chignin, dont on aperçoit les jolies tours historiques depuis la route. Celle-ci serpente ensuite dans la montagne jusqu’à notre point d’arrivée, le petit village de La Thuile.

Voiture garée, sac à dos ajustés, on pourrait croire que l’on part pour une randonnée. Et c’est en effet à s’y méprendre quand on suit les panneaux qui nous indiquent « Là-Haut ». Comme un jeu de piste au milieu de la forêt, nous partons à la recherche d’un prénom, inscrit sur un morceau de bois.

Prendre de la hauteur et se prélasser

Nous voici arrivés à la cabane de Lou. En autonomie, nous en récupérons les clés et découvrons ce havre de paix, baigné de soleil. Vient alors, comme trop rarement dans nos vies, cette sensation si agréable de n’avoir rien d’autre à faire que ce que l’on veut.

Que ce soit pour s’occuper ou pour paresser, il y a du choix. Dans l’un des tiroirs de la cuisine se cache, par exemple, une espèce de caverne d’Ali Baba composée de livres, de magazines pour petits et grands, ainsi que de quelques jeux de société. Nous, on choisit l’option farniente.

On imagine combien il doit être agréable, l’hiver, de se lover dans un de ces doux fauteuils, près du poêle à granulés… Mais compte-tenu des températures quasi-estivales de cette journée de mai, nous leur préférons le canapé de la terrasse.

L’atmosphère est douce. Notre lecture est bercée par le son des cloches des vaches en contrebas. Et une légère brise, venant de la forêt attenante, maintient une température agréable.

Douceur et respect de l’environnement

Doucement, le soleil se rapproche de l’horizon. L’heure pour nous de trinquer à cette soirée. Pour ce faire, nous nous plongeons dans le bain nordique, préalablement chauffé par l’équipe des cabanes avant notre arrivée.

Conçues comme un éco-hébergement, les cabanes perchées Là-Haut produisent elles-mêmes leur électricité, grâce à des panneaux photovoltaïques. Le bain nordique, quant à lui, atteint une température de 38°C grâce à des buches qui alimentent un poêle à bois immergé dans l’eau.

Dîner au plus proche du savoir-faire local

Difficile de se lasser de cette vue sur le lac de La Thuile et sur les montagnes alentours… Pourtant, un dîner local nous attend. Comme à son habitude, Camille, la co-gérante des cabanes, est passée en fin de journée pour nous l’apporter et nous souhaiter la bienvenue. L’appel de ce repas est la seule et unique raison valable pour nous faire sortir de l’eau et enfiler les peignoirs qui nous sont prêtés !

Au tout début de l’histoire de ces cabanes perchées, c’est un couple, Camille et Gaël. Mais surtout une volonté commune. Celle de créer une activité qui vise à mettre en avant le terroir. S’ils pensent d’abord à une épicerie, ils décident finalement de créer les cabanes Là-Haut en 2014.

Il leur semblait donc évident de faire appel à des producteurs locaux, dont les Bauges fourmillent. Et dans cet optique, rien n’est laissé au hasard : du bois de construction des cabanes jusqu’au mobilier, en passant par les savons, sans oublier le contenu des paniers repas.

A ce sujet, ce soir, nous goûtons à une Planche du lac, que l’on a commandée (en supplément). Au menu : des rillettes d’omble chevalier et un taboulé végétarien de petit épeautre de chez Boc’ Alpin, un assortiment de 3 fromages du coin, une tartinade végétale et en dessert, des fruits séchés et 4 petits biscuits de chez Tcho Payis.

Nous finissons ce dîner sur la terrasse par un jeu de société. Avant de rejoindre l’étage de la cabane et son lit de 180, nous filons, de nouveau, dans le bain nordique et cette fois… sous un ciel étoilé.

Petit-déjeuner au grand air

L’été a cet avantage d’amenuir la frontière entre l’intérieur et l’extérieur des habitations. Baie vitrée de la cabane grande ouverte, on se relie aussi vite à l’extérieur, au chant des oiseaux, à la douceur des températures matinales. Et c’est évidemment sur la terrasse que nous commençons la journée avec un bon petit-déjeuner. Local et copieux, il est inclus avec la nuitée et déjà au frais lorsque vous arrivez.

Repus et prêts à démarrer la journée du bon pied, nous quittons la cabane de Lou. Un dernier coup d’œil à la jolie vue, et nous empruntons la passerelle qui nous extirpe de cette bulle hors du temps.
Sur le chemin, nous passons devant les cabanes auxquelles les grands-mères de Camille et Gaël ont donné leurs prénoms.

Explorer les environs

Pour ne pas couper trop vite avec cette nature dans laquelle nous avons été plongés, nous décidons de partir – pour de bon cette fois – en randonnée. C’est directement depuis les ruelles du petit village de La Thuile que débute notre itinéraire. Le long du lac, nous croisons des familles, venues pour le pique-nique, des pêcheurs, et des vététistes. Avant de s’engager dans la forêt, une enseigne nous évoque notre petit-déjeuner… Celle de la Cuisine de Mariette, qui nous a régalés ce matin avec un excellent cake aux pépites de chocolat !

Notre ascension vers le Rocher de Manettaz puis le Rocher du Guet nous mène sur des chemins abrités du soleil, entre ombres et lumière. La flore y est magnifique à cette saison. Autant que le point de vue au sommet du 2ème Rocher. Face à nous : Mont Blanc, Beaufortain, Lauzière, Belledonne, Vercors, Chartreuse et Bauges… Un superbe panorama montagneux.

Sur le chemin du retour vers La Thuile, on aperçoit au loin la cabane de Lou. Un joli clin d’œil qui vient conclure ce séjour de déconnexion…

Cabanes Là-Haut
Là-Haut – Monthoux, 73190 La Thuile
Site internet
06 74 51 69 92

  • Pour moi, les histoires se racontent autant à travers des mots que des photos. J’aime qu’elles racontent surtout les gens et ce qui nous entoure. Et ma passion, c’est de transmettre cet ensemble !

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