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ZELDA ZONK, LE PREMIER ROMAN DE LAURENCE PEYRIN post image

Zelda Zonk, voilà un titre bien mystérieux qui ne me laissait présager aucun indice de lecture, aucune piste, même pas le début d’un chemin sur le sujet qu’il évoquerait. Je pensais, dans mon for intérieur, rempli de certitudes inavouables et souvent loufoques, qu’il devait s’agir d’un nom d’initiés, dont manifestement je ne faisais pas partie… Mais, plusieurs raisons m’ont poussée à acheter ce roman, dont l’épaisseur aurait été habituellement rédhibitoire. En plus d’avoir été rédigé par une Grenobloise, il était le premier roman de Laurence Peyrin, une fille délicieusement déjantée rencontrée quelques mois auparavant. Rien que pour lui faire honneur et me tenir informée de la production littéraire grenobloise, je ne pouvais me soustraire à cette lecture, qui se révèlera fort agréable.

Je ne sais pas si c’est parce que la protagoniste tient une boutique d’objets vintage qu’elle rénove avec passion (métier que j’aurais adoré exercer si j’avais eu d’autres vies), ou parce qu’au fond de mon coeur cynique se cache une guimauve douceâtre qui craque pour toutes sortes d’histoires d’amour, mais ce livre m’a plu. Après un début tonitruant, voire flippant, l’histoire se déroule, la narration m’embarque et je n’ai pu m’empêcher de me glisser dans les souliers d’Hanna, jeune femme irlandaise aux prises avec une crise existentielle subite, violente et terriblement excitante. Et nous, que ferions-nous face à un événement déroutant ? Si on prenait subitement et brutalement conscience de la vulnérabilité de la vie, de sa fugacité ? Dans ce voyage intérieur, la passion remplace peu à peu la platitude du quotidien et nous happe au passage, entre doutes, mystères et lâcher prise.

Un roman parfait pour les vacances, mais aussi pour la rentrée et tout le reste de l’année d’ailleurs. Il ne me reste qu’à souhaiter à Laurence le succès qu’elle mérite et à lui glisser à l’oreille que j’attends la suite avec impatience ! Vous pourrez trouver son bouquin chez Gaëlle, à la librairie Les Modernes.

Et pour conclure, voici  le pitch fourni sur la quatrième de couv : « Foutue journée, foutue pluie, foutue bagnole. C’était juste un sale temps d’hiver, un mardi en retard, comme d’habitude sur l’autoroute reliant Cork. Aucun signe avant-coureur, la fumée noire l’avait simplement engloutie… Pendant sa convalescence, Hanna rencontre Zelda, une vieille dame de quatre-vingt-cinq ans inlassablement attelée à sa broderie. Une profonde amitié la liera à cette femme décidément pas commune… »

Article publié le 31 août par Noemi

Communicante, bruyante, passionnée et un poil déjantée, je ne peux que te remercier de nous lire et de partager avec nous une vision positive et créative de la vile de Grenoble et de ses talents <3

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