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Le printemps pointe le bout son nez dans notre belle capitale des Alpes où, cela ne vous aura pas échappé, le réchauffement climatique va 2 fois plus vite qu’ailleurs.

biennale grenoble

Depuis plus de 7 ans, à notre échelle, nous faisons l’éloge des pépites bien de chez nous, non par campanilisme, mais plutôt par amour de la belle rencontre et joie du partage, sans contrepartie.

Une certaine façon aussi de militer, de plus en plus, pour une consommation locale, moins polluante et plus profitable à ses acteurs.

Pour nous, l’herbe n’est pas plus verte ailleurs, bien au contraire et avant que celle-ci ne se raréfie pour de bon, nous profitons de notre humble tribune, comme chaque semaine, pour vous présenter quelqu’un ou quelque chose qui a retenu notre attention.

Aujourd’hui, c’est au tour de l’initiative lancée par la ville de Grenoble au nom qui nous rend plus intelligentes en le prononçant, la Biennale des villes en transition, édition 2019, s’il vous plait.

Oui, très chères, après Saint Etienne et sa Biennale du design, Lyon et sa Biennale d’art contemporain, nous aussi, Dauphinoises, avons le droit à notre événement qui ne se déroule qu’une fois tous les deux ans, celle des villes en transition.

Présentée ainsi, notre biennale semblerait manquer de scintillance et de poudre aux yeux et pourtant, et pourtant, à Grenoble la transition se veut multimodale.

Loin de nous l’idée de faire l’impasse sur les kilomètres de programmation de conférences, de débats participatifs et de projections de courts-métrages indépendants passionnants, mais on dirait bien que cette transition se veuille inclusive car, nous aussi, consommatrices locales de haute volée, avons repéré une façon de transitionner…transiter… hum, transiger en faveur du bon sens et d’une consommation raisonnée et responsable, tout en s’amusant.

Alors voici le programme, sur mesure, de la Biennale que nous nous sommes concoctées.

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Le début de festivités commencera pour nous le jour du lancement, le samedi 9 mars prochain, avec un Escape Game Géant by Challenge The Room. L’occasion de se déguiser pour les puristes ou de passer un moment festif entre copines ou en famille. Le départ se fera à Felix Poulat entre 11h à 15h, sous le thème “Retour vers le futur”.

Pour les fans d’Harry Potter et de magie noire, Only the Brain propose un autre parcours au départ de Grand Place, “La malédiction du sorcier” avec une arrivée à Grenoble. Les animations sont gratuites et pour l’Escape Game au départ de Grand Place, des tickets de tram sont mis à disposition.

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A 18h30, nous enchaînerons au Palais des Sports, Parc Paul Mistral, pour assister au concert du Big Ukulélé Syndicate, un collectif de musiciens déjantés et virtuoses de la petite guitare à 4 cordes.

A 19h30, après s’être déhanchées sur la piste de danse, on assistera au lancement officiel de la biennale. Si vous avez aimé le film Demain avec Mélanie Laurent, Cyril Dion, son réalisateur, parrain de la biennale, sera présent, en compagnie de bien d’autres intervenants passionnants.

ecologie grenoble

Le lendemain, le dimanche 10, même lieu, la food sera à l’honneur. Un big atelier culinaire participatif sera organisé pour préparer le repas à partager.

Un moment sympa à cuisiner ensemble ou l’occasion de suivre les ateliers de fabrication de pain ou de pâtisserie animés par des chefs pâtissiers locaux, dont Thierry Court, notre star à nous de la pâtisserie. Au total 4 chefs grenoblois qui nous proposeront, entre autres, un recette de carrés au citron, vegan et sans gluten (by Fit et gourmande) et un cheesecake aux noix de Grenoble, poires et chocolat (by Saveurs et savoirs).

Pour ceux qui manquent de matière première, un marché des producteurs sera également proposé pour faire les courses du dimanche.

Le jeudi 13 mars à 19h, si vous ne l’avez pas encore vu, aura lieu la projection du film de Cyril Dion, Après-Demain à l’Auditorium de la Source à Fontaine.

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Les 15 et 16 mars, closing de la biennale, seront consacrés à la mode et aux modes de vie.

Le vendredi 15, la Casemate, nous accueillera pour un Repair Café Couture, ou tout simplement l’art de réparer et redonner vie à nos vieilles fringues. Au programme customisation, couture, fabrication de boutons sans aucun pré-requis nécessaire. Un bon prétexte pour aller tester leur célèbre FabLab et de faire travailler notre créativité.

Le samedi 16, retour au Palais des Sports pour un focus sur nos modes de vie, en version ludique. Des créateurs et acteurs locaux proposeront des ateliers de recyclage de vêtements, de broderie… Mais aussi la fabrication de cosmétiques maison avec Anaturea ou une réflexion sur se déplacer et voyager autrement. 

Pour finir sur un défilé géant, un concert de clôture et la présence d’Aurélien Barrau, personnalité iséroise de l’année 2018, astrophysicien, poète et lanceur d’alerte, au charisme fou. 

Voilà pour notre parcours de la biennale des villes en transition édition 2019. Si vous avez envie d’aller plus loin et de vous concocter votre propre itinérance, voici le programme complet de la Biennale

Au plaisir de vous y croiser 😉

La Materia ne vous évoque rien ? C’est absolument normal si, comme nous, vous n’êtes ni d’origine d’Amérique Latine, ni un proche d’Antoine Griezmann ou de Lionel Messi.

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Ouvert il a tout juste 7 semaines, le petit dernier de la rue Doudard de Lagrée a pourtant tout d’un grand.

Installée en plein coeur de l’un des quartiers favoris des Grenoblois, la Materia, est un établissement unique en son genre. Unique parce que tout premier temple du maté en France, unique aussi et surtout par sa conceptrice, Véronica, un petit bout de femme absolument prodigieux.

Revenons au maté, boisson aux mille vertus, avant de plonger dans la fabuleuse histoire de Véronica et de sa noble descendance. Le maté est, comme vous le savez peut-être, une super boisson avec des tas de vertus : anti-oxydante, stimulante, diurétique… 

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La collection de bombillas à maté

Avec ses cousins, le thé et le café, le maté est la troisième boisson, contenant de la caféine, la plus consommée au monde. Boisson traditionnelle des Amérindiens Guaranis, elle s’obtient en infusant des feuilles de yerba maté. Servie dans une calebasse (courge creusée et séchée au soleil), elle se sirote à l’aide d’une paille filtrante.

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Tartelettes aux noix et confiture de patate douce

Au goût, le maté vient de prime abord bousculer nos papilles par son amertume. Puis, très vite, il devient aussi addictif que surprenant. Voilà, pour la minute culture, à vous de tester maintenant !

Comptez 3€ pour un maté, 4€ pour un maté latte et plus si affinité avec une pâtisserie qui vous fait de l’oeil.

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Mais revenons à Véronica et sa fabuleuse histoire. Il y a un peu plus d’un an, notre empanaderia préférée voyait le jour, La Mesa, quartier Saint Laurent. A sa tête, un jeune couple adorable, Amélie et Anatole, qui depuis nous confectionne des spécialités argentines à tomber à la renverse.

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Hachi Parmentier revisité et tourte aux herbes 

Poussée par l’engouement des Grenoblois et le désir de partager encore davantage les traditions culinaires argentines, Véronica, la maman d’Amélie, a rejoint sa fille à Grenoble, pour notre plus grand bonheur. Et la voilà embarquée dans une nouvelle aventure entrepreneuriale, un nouveau projet qui finalement coulait de source.

resto argentin grenoble

La Materia est donc ce lieu hybride, à la croisée du coffee-shop, de la cantine familiale et du restaurant traditionnel argentin. Un mélange représentatif de la culture argentine, joyeux melting pot de cultures et traditions culinaires.

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Courgettes farcies au cheddar

Le maître mot est le partage. Des grandes tablées invitent à la rencontre et à l’échange, des cocottes en fonte remplies à ras bord de délicieux mets mijotés des heures se dégustent à plusieurs, sans compter sur la bonhomie de Véronica qui nous accueille comme à la maison, voire mieux.

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Boudino de pan (ou flan de pain perdu), pêches à la chantilly et tartelettes 

Sa cuisine est à l’image de ce lieu, une cuisine qui nous procure de l’émotion, généreuse, réconfortante. Les ingrédients sont locaux ou bio, mais les épices sont le secret de Véronica qui les importe directement d’Argentine.

Le même soin qu’à La Mesa est apporté afin de proposer des plats carnés ou végétariens, voire sans gluten, pour s’adapter aux régimes de chacun. Les recettes varient chaque semaine et les prix sont plus que raisonnables, comptez 10€ le midi et 14€ le soir, sur place ou à emporter. 

Ne soyez pas surpris si, certains soirs, le restaurant argentin se transforme en piste de danse sur des airs endiablés de tango ou de salsa, c’est aussi cela la Materia.

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Besoin d’un bureau nomade ou d’une salle de réunion ? La Materia propose également un espace de co-working à l’étage. Les réservations se font par tranche de deux heures ou plus.  

Que ce soit pour le petit-déj, le déjeuner, le dîner, un goûter entre copines, ou même pour un pas de tango La Materia est l’adresse à tester de toute urgence et sans modération !

La Materia
2, rue Doudart de Lagrée
38000 Grenoble
Tel. 06 59 15 99 40
Facebook La Materia et Instagram

Une confrérie manquait sur notre territoire, celle du Gratin dauphinois! La chose est réparée depuis le 17 janvier, date à laquelle cette nouvelle confrérie rejoint celles du Bleu du Vercors-Sassenage, de la Noix de Grenoble et du Murçon Matheysin.

C’est à l’initiative des Maîtres restaurateur de l’Isère, Isère tourisme et France Bleu Isère que l’association a vu le jour. Si sa mission première est bien sur de promouvoir le gratin dauphinois au delà du département, elle souhaite mettre en avant et sensibiliser le public au fait-maison, aux produits de nos terroirs et aux circuits-courts.

Le gratin dauphinois des Mondaines

L’occasion pour nous de gratiner ce plat emblématique de notre région en 3 questions et de partager notre recette.

Depuis quand les petits dauphinois sont-ils nourris au gratin de pomme de terre?

Ils n’ont pas attendu qu’Antoine Parmentier fasse toute son action de promotion en faveur de la pomme de terre à la fin du XVIIIème siècle comme on aurait pu l’imaginer! En fait, la pomme de terre, originaire d’Amérique est arrivée sur les tables dauphinoises au XVIème siècle après être passée par l’Allemagne puis la Suisse. Elle devint dès lors l’alimentation de base des paysans de la région qui la cuisinaient dans des soupes et des ragoûts, et parfois la gratinaient au lait et à la crème les jours de fête. Les nobles et les bourgeois à l’image de leur roi Louis XVI sous l’influence de Parmentier, accueillirent la pomme de terre et  la haute société grenobloise mis le gratin dauphinois sur ses tables d’honneur!

Ingrédients du gratin dauphinois des Mondaines

Qui a-t-il dans le gratin dauphinois?

Une chose est sûre, c’est qu’il ne contient ni oeuf, ni fromage! Du lait, de la crème et du sel. Parfois de l’ail pour en frotter le fond du plat et du poivre.

René Fonvieille, ancien président de la cours d’appel de Grenoble et auteur de nombreux ouvrages sur Grenoble et le Dauphiné, dans son excellent livre La cuisine dauphinoise à travers les siècles, explique comment  les “oeufs privent le gratin du moelleux et de l’onctueux qui sont ses caractéristiques, en y laissant des caillots qui en gâtent l’aspect et la finesse. Le fromage enlève la délicate saveur du lait crémeux.”. “Avec du fromage, vous aurez un gratin savoyard”, lit-on aussi dans les années 30 dans la revue La france à table-Dauphiné alpin.

Des pommes de terre. Leur qualité a grande importance! Si René Fonvieille choisit la bintje à chair jaune ou la belle de Fontenay, Régis Aribert restaurateur à Autrans et papa de Christophe Aribert (chef doublement étoilé qui vient il y a quelques jours d’ouvrir La Maison Aribert) utilise la Monalisa. C’est d’ailleurs ce que préconise le seyssinois Maxime Lafranceschina, meilleur ouvrier de France catégorie Primeurs. “Ce sont des pommes de terre qui à la cuisson ne vont pas rendre d’eau et vont pomper correctement le lait et la crème de manière à avoir en bouche une pomme de terre bien agréable et typique du gratin dauphinois.”

Les quantités de lait et la crème quant à elles varient en fonction du goût de chacun, 100% crème, moitié-moitié comme la chef Anne-Sophie Pic, 40 cl lait et 60 cl crème pour la famille Rostang ou 3/4 de crème et 1/4 de lait pour Christophe Aribert.

Pommes de terre pour le gratin dauphinois des Mondaines

Rondelles de pommes de terre du gratin dauphinois des Mondaines

Comment gratine-t-on le gratin dauphinois?

Concernant la cuisson du gratin, on distingue deux écoles.

D’abord ceux qui font pocher les pommes de terre dans le mélange lait-crème avant la cuisson au four. C’est la méthode de Régis Aribert, longtemps organisateur du meilleur gratin dauphinois et d’Anne-Sophie Pic qui fait cette “première cuisson au 3/4, la pomme de terre doit être un tout petit peu ferme mais pas complètement fondante. Elle acquérira son fondant quand on la passera au four.”

La seconde, c’est de mettre directement les rondelles de pommes de terre dans le plat à gratin comme le fait René Fonvieille ou Christophe Aribert et d’enfourner pour 2 heures environ entre 150 et 170°C.

Quelque soit la méthode, en fin de cuisson, le dessus du gratin doit avoir une belle croûte dorée, pas trop épaisse.

En cuisine pour le gratin dauphinois des Mondaines

Prêt(e)s à cuisiner un bon gratin dauphinois, tout crémeux? C’est parti avec notre recette spécial Les mondaines!

La recette du gratin dauphinois Des Mondaines

1 kg de pommes de terre (ici variété José)

50 cl  crème liquide (de la Laiterie Gilbert, pour nous)

50 cl de lait bio

un peu de beurre pour le plat

Sel marin et poivre du moulin

Épluchez les pommes de terre et taillez-les en fines rondelles au couteau ou à la mandoline. Mélangez la crème et le lait, saler et poivrer.

Préchauffez le four à 170°C.

Beurrez le plat à gratin. Répartissez les pommes de terre et couvrez du mélange lait-crème.

Enfournez pour 1 heure 30 à 2 heures. Surveillez régulièrement la cuisson afin d’éviter que le dessus ne colore trop, au besoin, couvrir d’une feuille de papier cuisson ou réduire la température du four à 150°C. En fin de cuisson, le gratin dauphinois doit être bien doré et la pointe de couteau doit facilement s’enfoncer dans le gratin.

Servez sans plus attendre. Régalez-vous!

Gratin dauphinois des Mondaines

Céline Mennetrier – Auteure et créatrice culinaire – Grenoble – Janvier 2019
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