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Alfred Stieglitz, Georgia O'Keeffe, 1918

Après les cadeaux de Noël et avant le festin du Nouvel An, je vous embarque pour une petite balade culturelle au musée de Grenoble, à la découverte de l’une des plus grandes artistes du XXe siècle. C’est la première monographie consacrée à Georgia O’Keeffe en France et on peut dire qu’il était grand temps!

Georgia O'Keeffe Corps Photographie Noir et Blanc

Icône de la peinture américaine, elle est (re)connue pour ses peintures de fleurs et ses paysages. Entre figuration et abstraction, elle propose une vision nouvelle inspirée par ses amis de la Straight Photography : Edward Weston, Ansel Adams, Eliot Porter ou encore son époux Alfred Stieglitz. C’est là toute l’originalité de cette exposition, rassemblant les peintures de Georgia O’Keeffe et les photographies de ceux qui l’ont influencée/qu’elle a influencés.
4. Couleur 1Ce qui me plaît vraiment dans l’œuvre de Georgia O’Keeffe, c’est qu’il n’y a pas besoin de clé pour comprendre (et ça, c’est précieux en art contemporain!). Trois mots pour la définir selon moi : couleur, ligne et nature. La couleur, d’abord, essentielle, ressort dans sa peinture comme une explosion. Marquée par l’œuvre de Kandinsky, elle expérimente l’abstraction au travers de dégradés somptueux.

5. Ligne 1

La ligne est tout aussi importante, et c’est là que la photographie révèle le travail de perspective et de pureté de Georgia O’Keeffe. Les vues de New York et du Nouveau Mexique, cadrées, géométriques et claires, proposent un point de vue différent sur le paysage. Le graphisme des photographies répond à celui des peintures, créant un ensemble dynamique.

6. Ligne 2

Ces lignes rappellent celles de la nature dont elle s’inspire, du Texas au Nouveau Mexique, des arbres aux déserts. La lumière tranche les volumes et les couleurs, violente jusqu’au blanc d’un ciel éclatant. Elle pousse le travail de la Straight Photography à l’extrême grâce aux outils de la peinture : plans resserrés, contrastes, frontalité.

7. Nature 1

Les fleurs, enfin, occupent une place emblématique dans l’œuvre de Georgia O’Keeffe. En gros plan, révélant toute la délicatesse des pétales et l’harmonie des couleurs. Mis en parallèle avec les photographies d’Imogen Cunningham, ses iris célèbrent une peinture libérée et moderne. Pour moi, c’est la salle la plus intéressante de toute l’exposition, soulignant le travail de deux femmes artistes. Cet éclairage sur la création au féminin est rare, donc appréciable, d’autant plus dans un grand musée de peinture comme celui de Grenoble.

8. Nature 2

Vous l’aurez compris, je ne suis qu’amour pour cette exposition, et que vous connaissiez l’artiste ou non, ne vous inquiétez pas : vous serez envoutés à coup sûr par son univers. Et dimanche, nous sommes le premier dimanche du mois… le musée est gratuit, profitez-en! Pour ceux qui ne sont pas convaincus, jetez un coup d’œil au programme : visites guidées ou projection de Thelma et Louise, il y en a pour tous les goûts!

 

Georgia O’Keeffe et ses amis photographes
Musée de Grenoble – 7 novembre 2015 au 7 février 2016
Ouvert tous les jours sauf le mardi de 10h à 18h30
5, place Lavalette – 38000 Grenoble
04.76.63.44.44. – www.museedegrenoble.frFacebook

Article écrit par Elise le 29 décembre 2015.

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