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36e FESTIVAL DU FILM-COURT DE GRENOBLE : FENETRE SUR (LE) COURT post image

Mardi soir, ambiance électrique aux abords de la Cinémathèque de Grenoble : dans quelques minutes, la salle va s’assombrir et le 36e Festival du Film-Court de Grenoble va pouvoir commencer… Escortée jusqu’à la salle par l’une des super bénévoles, je me sens particulièrement Mondaine alors que l’on me place pour assister à la première partie de la compétition. On sent l’excitation dans la salle, on croirait entendre Eddy Mitchell chanter « Ça va être la première séance / Et le rideau sur la salle s’est levé…« .

Nicolas Tixier, président de l’Association Cinémathèque de Grenoble, et Guillaume Poulet, directeur de la Cinémathèque de Grenoble, prennent tour à tour la parole, rappelant que ce festival de courts-métrages est le plus ancien de France et que pendant cinq jours, ce sont plus de 120 films qui seront diffusés à Grenoble et dans la région. Car, petite nouveauté, le festival pousse cette année les murs de la place Saint-André pour se retrouver dans les parcs alentour, jusque dans le Trièves et le Grésivaudan. Pour la compétition, plus de 1000 films de 40 nationalités différentes proposés pour seulement 34 sélectionnés et toutes les catégories représentées, de l’animation au documentaire, de l’émotion à l’humour.

Les lumières s’éteignent, le silence se fait, la magie des sept réalisateurs opère, présentant chacun à leur façon, la  vie, drôle, étrange, passée ou future, et les courts-métrages paraissent bien trop courts lorsque le générique de fin apparaît à l’écran et que les applaudissements retentissent. Dans l’ordre, ce soir : Les Lézards de Vincent Mariette, Cargo Cult de Bastien Dubois, Guillaume le désespéré de Bérenger Thouin, French Kiss de Céline Groussard, Date limite de consommation de Christelle Lamarre, La nuit américaine d’Angélique de Joris Clerté et Pierre-Emmanuel Lyet, Les chrysanthèmes sont des fleurs comme les autres de Yann Delattre.

J’ai assisté à la projection dans la salle Juliette Berto, mais à 22h, la séance devient publique sur la place Saint-André où, en compagnie de Bayard, des centaines de Grenoblois ont pu rire et pleurer devant les sept courts-métrages que j’ai, personnellement, adoré. Mention spéciale à l’émotion des personnages face au deuil des Chrysanthèmes sont des fleurs comme les autres et à la finesse de French Kiss, tout un jeu autour du langage et… de la langue!

Mais mon coup de coeur absolu, c’est le poétique Cargo Cult : sur les côtes de la Papouasie, une base militaire observée par les Papous, intrigués par une technologie qu’ils ne connaissent pas. « Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie » nous dit la phrase d’introduction… Une magie d’abord fascinante, puis noire lorsque la guerre entre en scène, déferlant sur l’île aux allures de paradis pour y répandre feu et mort… Une réflexion sur le monde et l’homme qui m’a profondément touchée et un graphisme magnifique au service du message de remise en cause de la technologie.

 

Voilà pour cette première soirée, je pense assister à (presque) toutes les séances pour ma part… On se croisera peut-être! Le palmarès quant à lui sera dévoilé samedi.

36e Festival du Film-Court de Grenoble
02 juillet au 06 juillet 2013 (programmation)
Cinémathèque de Grenoble
4, Rue Hector Berlioz
38000 Grenoble
Tél : 04 76 54 43 51

 

Article écrit par Elise le 03 juillet 2013.

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