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QUARTIER DES ANTIQUAIRES, AU 18 RUE BAYARD post image

Lorsque nous avons franchi les portes de cette mystérieuse boutique à l’enseigne immaculée, nous étions loin d’imaginer qu’elle venait tout juste d’ouvrir ses portes, que les peintures étaient encore fraîches et qu’un grand débat se jouait au sommet pour le choix du nom qui se voulait emblématique mais pas arrogant, épuré et pourtant consistant.

Malgré l’impression d’arriver un peu comme un cheveu sur la soupe (Pascal caressait de son chiffon enduit de cire un joli buffet années 60 et Corinne travaillait sur son ordi), nos hôtes nous ont accueillies avec beaucoup de gentillesse et d’entrain. Comme deux bêtes rares, de celles des steppes de Laponie, nous nous sommes présentées. Moment délicat que celui où l’on amorce l’approche: «Bonjour, on tient un blog sur Grenoble et ses bonnes adresses…oui, oui, sur internet….blablabla…vous accepteriez…blablabla…oui, oui, c’est gratuit…bref bref…»

Pour ne pas dire néophytes (mot savant, encore trop élogieux), mais tout simplement incultes en la matière, nous nous sommes laissées guider par leurs explications en réponse à nos silences, main qui s’accroche au menton, et regard qui cherche, désespérément, quelque chose le vide.

Vous l’aurez compris, cette jolie boutique est un antiquaire spécialisé dans le mobilier et les objets du XXè. De la fameuse chaise à bascule, que l’on voit sur tous les magazines, signée Charles Eames, à la monumentale applique en laiton de Tarangiano, des objets à histoire, des coups de cœurs ou des pièces de collection.

Plus j’y pense, plus je me dis qu’il vaut mieux acheter moins, mais de qualité… «Mais, dis-moi, tu n’aurais pas inventé la roue toi?» me diriez-vous, et vous auriez raison! Mais il est bien moins facile qu’on ne le pense de contrôler l’appétit consumériste IN-SA-TIA-BLE qui nous habite.

Ce genre de boutique me donne envie de  balancer toute ma déco méticuleusement chinée, achetée à droite et à gauche, entassée, dépareillée. De repeindre tous les murs de ma maison en blanc avec un gros pinceau à poil long, une salopette en jean et une queue de cheval (même si je n’ai plus de cheveux) qui se balance de droite à gauche. Et surtout de ne mettre que l’essentiel, plus d’objets inutiles, que des pièces fortes, multi-fonctionnelles, comme cette grosse tête de taureau à cornes qui trône dans la boutique, meuhhhh!!!!

Certainement la prochaine fois que nous passerons au 18 de la rue Bayard, Corinne et Pascal lui auront trouvé un nom, on attend avec impatience de faire sa connaissance. Ou peut-être, sont-ils encore en train de le chercher…des idées??

Article publié le 17 juillet par Noemi

Communicante, bruyante, passionnée et un poil déjantée, je ne peux que te remercier de nous lire et de partager avec nous une vision positive et créative de la vile de Grenoble et de ses talents <3
  • Angela Donava 18 juillet 2012, 14 02 45 07457

    J’aime beaucoup les photos!Super post!

    Angela Donava
    http://www.lookbooks.fr

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  • SOYER 3 octobre 2015, 13 01 43 104310

    Bonjour,

    Seriez-vous intéressée par un vrai secrétaire de l’époque « Empire »?

    Voici mes coordonnées: 06 86 78 60 10

    Bien cordialement,

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